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Les États-Unis ont arrêté le président Maduro après une attaque nocturne au Venezuela, Trump a annoncé son transfert devant un tribunal aux États-Unis.
© Zadržení venezuelského prezidenta Madura agentem DEA a vojákem americké Delta Force Une importante frappe nocturne des forces américaines contre des objectifs militaires à Caracas a entraîné, selon le président Donald Trump, l'arrestation et l'expulsion du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse hors du Venezuela. Maduro doit comparaître aux États-Unis pour répondre à des accusations de narcoterrorisme et de participation à un important trafic de cocaïne, tandis que Caracas dénonce une violation de la souveraineté et exige une preuve que le président est vivant.
Les États-Unis, dans la nuit de ce jour, ont, lors d'une vaste frappe militaire contre le Venezuela, capturé et détenu le président vénézuélien Nicolás Maduro, que, selon le président américain Donald Trump, des unités spéciales ont emmené hors du Venezuela pour y être poursuivi pénalement aux États-Unis. Maduro fait face depuis longtemps à des accusations de narcoterrorisme et de vaste trafic de drogue vers les États-Unis, et Washington le qualifie de dirigeant illégitime après les élections controversées de 2024.
Nuit d'explosions à Caracas
Selon des témoins et les médias locaux, la capitale Caracas a été secouée aux premières heures du matin par une série de fortes explosions, accompagnées d'avions volant à basse altitude et de coupures de courant dans certaines zones. Les attaques visaient principalement des installations militaires, y compris le complexe clé de Fuerte Tiuna et l'aéroport de La Carlota en périphérie de la métropole.
Dans une déclaration, Trump a indiqué qu'il s'agissait d'une « attaque d'envergure » contre des cibles militaires autour de Caracas, visant à assurer la sécurité des forces américaines procédant à l'arrestation de Maduro. Les habitants ont signalé de la fumée s'élevant de plusieurs endroits et la présence d'unités armées dans les rues.
Arrestation de Maduro par une unité spéciale
Selon des responsables américains et plusieurs médias, Nicolás Maduro a été arrêté aux premières heures par une unité d'élite de l'armée américaine, la Delta Force.[1][8] Sa femme et première dame, Cilia Flores, a également été détenue ; tous deux auraient ensuite été transférés par avion hors du pays.
Sur son réseau social, Trump a déclaré que Maduro et sa femme avaient été « arrêtés et emmenés hors du pays » lors d'une opération menée en coordination avec les services de sécurité américains. Les autorités américaines n'ont pas encore précisé officiellement où se trouve actuellement Maduro, mais selon plusieurs sources il se dirigerait vers New York, où il doit comparaître devant un tribunal.
Accusations et procès imminent aux États-Unis
Maduro a déjà été accusé en 2020 par des procureurs fédéraux à New York de participation à une conspiration « narcoterroriste », d'importation de cocaïne aux États-Unis et de possession de « mitrailleuses et d'engins destructeurs ». Le ministère de la Justice américain et d'autres agences l'accusent depuis longtemps de diriger un vaste réseau de drogue qui aurait utilisé le territoire vénézuélien pour le transit de cocaïne.
Washington a, ces dernières années, progressivement intensifié la pression sur le gouvernement de Maduro, notamment en imposant des sanctions et en offrant une récompense – le montant pour des informations conduisant à son arrestation a été porté l'an dernier jusqu'à 50 millions de dollars. Maduro doit désormais comparaître aux États-Unis, et des sources américaines suggèrent que l'accusation pourrait être étendue à d'autres chefs, y compris une possible implication de son épouse.
Réactions du Venezuela et incertitude dans le pays
Le gouvernement vénézuélien demande officiellement à Washington une « preuve de vie » de son président et affirme ignorer sa localisation actuelle. La vice‑présidente Delcy Rodríguez a appelé à la mobilisation des forces armées et un état d'urgence a été déclaré dans le pays.
L'attaque et l'arrestation surviennent après des mois de tensions croissantes entre les deux États, qui ont culminé après les élections présidentielles contestées de 2024 et les manifestations brutalement réprimées qui ont suivi, au cours desquelles des dizaines de personnes sont mortes et des centaines ont été emprisonnées. L'opposition à Caracas salue l'action des États‑Unis comme la fin d'un régime autoritaire, tandis que les alliés de Maduro parlent d'une « agression impérialiste » et d'une violation de la souveraineté du Venezuela.
Retombées pour la région et suite des événements
L'arrestation d'un président en exercice par une puissance étrangère constitue une intervention sans précédent dans la situation en Amérique latine et soulève la question de l'évolution future au Venezuela même. Il n'est pas encore clair si cette action conduira à un changement rapide de régime, à un gouvernement de transition, ou au contraire à un vide de pouvoir et à d'éventuels conflits internes.
La Colombie voisine a déjà, selon les autorités locales, renforcé ses troupes à la frontière avec le Venezuela par crainte d'une déstabilisation et d'un flux de réfugiés.[2][5] La partie américaine laisse entendre qu'elle n'envisage pas d'autres actions militaires après l'arrestation de Maduro, mais la situation demeure extrêmement tendue et la communauté internationale appelle au calme.